Après plusieurs années de ralentissement, le marché immobilier français montre enfin des signes de reprise. Fin 2025, les volumes de ventes dans l’ancien atteignent 945 000 transactions sur 12 mois glissants, soit une progression annuelle d’environ 12 %. Pourtant, cette reprise reste modérée, car elle demeure inférieure de 25 % au pic de l’été 2021. On observe donc une normalisation du marché plutôt qu’un véritable rebond.
Les prix des logements anciens progressent légèrement, portés principalement par les appartements. Au troisième trimestre 2025 :
En Île-de-France, après dix trimestres de baisse, les prix repartent à la hausse pour les appartements (+1,3 %), tandis que les maisons restent en léger recul (-1,3 %). Cette évolution reflète un marché en équilibre fragile, où les ajustements se font plutôt par la négociation et l’allongement des délais de vente que par des baisses brutales de prix.
Le crédit immobilier joue un rôle clé dans cette reprise. Malgré des taux encore élevés (3,10 % en novembre 2025), la production de crédits a augmenté de 35 % sur un an. Cette prudence dans l’octroi des prêts limite la marge des acheteurs, mais la stabilité des taux et la confiance des ménages permettent néanmoins de soutenir l’activité.
Cependant, certains segments restent en retrait. Il s’agit de l’investissement locatif, peu dynamique en raison d’un cadre fiscal et réglementaire instable. La construction de logements neufs est également en baisse. Le coût élevé des travaux et l’attentisme des investisseurs constituent les principaux motifs évoqués. Cette situation renforce le rôle central du parc existant, sur lequel repose une grande partie de la demande.
En définitive, le marché immobilier français entame l’année 2026 avec un équilibre fragile : des prix en hausse modérée, un retour des acheteurs et une reprise qui doit rester prudente pour durer.